Après avoir réalisé l’étude de sol puis éventuellement dépollué le terrain et défriché les zones à construire, vient le moment de s’attaquer au terrassement en tenant compte de l’étude béton qui aura été réalisée au préalable. Pour cela on fait souvent appelle à une entreprise spécialisée ou une entreprise de VRD, mais parfois cette tache est assumée par l’entreprise de maçonnerie.

Attention toutefois à ne pas confondre le décapage du terrain avec l’opération de terrassement. En effet, on entend par décapage du terrain le retrait de la terre végétale superficielle allant jusqu’à 50 cm de profondeur. Alors que le terrassement, consiste au déblais et/ou remblais du terrain pour en modifier l’aspect. On procède alors à un déblais des terres jusqu’au bon sol pour asseoir les fondations de la construction, ainsi qu’un déblais des parties destinées au zones souterraines de la construction et des divers réseaux et canalisations. Les terres déblayées sont évacuées ou bien stockées sur site pour être réutilisées ultérieurement dans des zones à remblayer.

Pour résumer, le décapage n’est qu’une partie, généralement la première étape, de l’opération que l’on désigne par le terme terrassement.

Les phases de l’opération de terrassement.

On peut distinguer quatre grandes phases des travaux de terrassement :

  • la préparation : repérage, implantation et décapages préliminaires.
  •  l’extraction des terres et roches. Il existe plusieurs modes d’extraction qui dépendront de la nature des travaux et surtout de la nature des sols.
  • le déplacement des terres et roches extraites : stockage, évacuation ou réutilisation. Cette phase est très importante et doit faire l’objet d’une étude préalable soignée pour limiter les nuisances et optimiser la balance entre les déblais et les remblais.
  • Réglage des niveaux et nivelage des sols : apport des terres nécessaires aux remblais, réglage des niveaux du projet et compactage des sols.

Avant la première phase, le maitre d’ouvrage doit fournir au terrasseur les repères nécessaires aux implantations des constructions et des divers terrassement à effectuer. Cela passe généralement par une commande de plan auprès d’un géomètre et d’un architecte, ou d’un métreur. Avant de démarrer, le terrasseur, de concert avec le maitre d’oeuvre te le maitre d’ouvrage, doit effectuer un repérage des plantations à conserver et mettre en oeuvre la stratégie adéquate pour les conserver (attention, c’est une étape qu’il ne faut pas prendre à la légère).

Le déblais.

Les terres extraites et réutilisées en remblais sont classées en trois catégories par la norme NF P 11-300. Chaque catégorie étant divisé en classes.

On distingue donc la première catégorie qui sont les sols et qui sont divisés en quatre classes :
– la classe A, qui regroupe les sols fins.
– la classe B, qui regroupe les sols graveleux et ceux composés d’éléments de petites tailles.
– la classe C, qui regroupe les sols composés d’éléments de petites et grosse taille.
– la classe D, qui regroupe les sols insensibles à l’eau.Il y a ensuite la catégorie des matériaux rocheux de classe R et les sols organiques ou industriels de classe F.

Mais pour simplifier, voici les shémas très bien faits présentés par ARVOR GEOTECHNIQUE sur leur site :

Cliquez sur les images pour les afficher en grand

source images : arvor-geo.fr

Voir aussi éventuellement ce document plus technique du site cours-genie-civil.comCliquez ici 
Ou encore cet autre document très explicite du site ente-aix.fr : Cliquez ici

Pour pouvoir superviser les travaux de terrassement comme il se doit, il est important de se familiariser avec ces notions ou de les garder sous le coude. Ne soyez pas rebuté par l’aspect rébarbatif du truc, car sans être un expert en sol les notions de base s’intègre assez vite.

Le Remblais.

Pour les opérations de remblais, on identifie trois types de granulats : naturels, artificiels ou recyclés. (Voir l’article Wikipédia qui en dit plus à ce sujet).

Les règles d’utilisation des matériaux en remblai sont défini par le SETRA  dans une classification où les conditions d’utilisation de chaque classe de sol sont considérées selon le taux d’humidité de la classe allant de très sec (ts) à très humide (th).

Pour en savoir plus, consultez cet autre document du site ente-aix.fr   : Cliquez ici

Une fois les sols remblayés, il faut s’intéresser à leurs compactages afin de les rendre stables. L’opération de compactage a pour but d’éliminer les excédents d’eau et de minimiser les vides d’air entre les granulats en tassant les sols pour faire glisser les éléments qui le composent les uns contre les autres.

Voir ce document réalisé par le site ecovegetal.com  : Cliquez ici

Le contrôle des remblais.

Enfin, l’opération de remblais devra faire l’objet d’un contrôle strict durant sa mise en oeuvre. Toutefois, dans certains cas ce contrôle peut être réalisé après la mise en oeuvre. La densité du sol peut être mesurée soit directement à l’aide d’un densimètre, soit indirectement par un essai de plaque ou par des méthodes de contrôle interne en continu.

Voici un lien vers quelques ressources du site wiki-TP pour en savoir plus sur les essais de compactage : Cliquez ici

 

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